Mardi 6 janvier 2009
J'aime toujours autant la lecture mais, même s'il est assez récent, je n'ai plus l'envie de tenir ce blog.
J'avais déjà hésité après une pause il n'y a pas longtemps mais aujourd'hui j'ai finalement changé d'avis.
Je continuerai bien sûr à partager mes lectures sur les forums et à visiter les blogs que j'apprécie.
Je tiens à vous remercier pour vos visites et vos commentaires.

Jenny

- Par Jenny
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Vendredi 2 janvier 2009
Après avoir découvert, il y a quelque temps, la littérature victorienne grâce aux romans "Jane Eyre" de Charlotte Brontë et "Les Hauts de Hurlevent" d'Emily Brontë, je continue aujourd'hui avec un superbe roman de Wilkie Collins : "La Dame en blanc".
J'apprécie tellement l'univers et les romans de cette époque que j'ai eu envie d'en faire un article.

Il s'agit d'extraits tirés de "L'Encyclopédie Universalis".

L'Epoque Victorienne
Elle correspond à la période du règne de la reine Victoria, de 1837 à 1901.

L'époque victorienne se définit comme celle de la réconciliation des Anglais entre eux, de la Couronne et du peuple, de la grandeur internationale, de la paix. L'adjectif « victorien » s'applique aussi à tous les aspects de la morale et des mentalités, qualifie une littérature et des arts. L'époque se voit parfois artificiellement dotée d'une unité qu'elle n'a pas connue, mais reste auréolée de la légende d'un âge d'or britannique, le dernier avant les souffrances du siècle de la guerre totale.





La Littérature
La littérature victorienne, conditionnée par le climat de l'époque, reçoit son empreinte profonde des forces intellectuelles nouvelles. La prose domine, propice à l'exposé des problèmes religieux et des controverses que pose la pensée scientifique face à l'idéalisme.

Le roman victorien, patronné par la bourgeoisie, doit sa variété, sa vitalité et son originalité aux forces vives des artisans consciencieux et des génies qui lui assurent un triomphe autochtone incontestable mais non pas international. Le conformisme et l'isolationnisme retardent longtemps le plein épanouissement des méthodes réalistes pratiquées sur le continent.


Dickens (1812-1870),

réformateur efficace des tares sociales, frère des humbles, crée par son imagination et son humour des personnages qui ont le relief d'un Falstaff ou d'un Hamlet : il est le génie le plus national que l'Angleterre ait produit avec Shakespeare.




Autour de lui gravitent quantité de talents qui exploitent le « roman social » pour dénoncer l'industrialisme et le machinisme :

Benjamin Disraeli (1804-1881), observateur des « deux nations », surtout de l'aristocratie en raison de ses fonctions de ministre ;
- Charles Kingsley (1819-1875), fondateur de la « Muscular Christianity », doctrine d'action issue de Carlyle ;
- Mrs. Gaskell (1810-1865),

qui a pris avec la grande misère des villes un contact direct encore qu'insuffisant quant aux conditions économiques.




Charlotte Brontë (1816-1855)

a sa place ici par Shirley (1849), mais Jane Eyre (1847), autobiographie transposée, par sa passion maîtrisée transcende son époque. Sa sœur Emily (1818-1848) porte à son point d'incandescence les élans mystiques d'un amour dont la mort est l'assouvissement fatal ; Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights, 1847), malgré ses attaches avec le romantisme, est une très grande œuvre intemporelle.


William Makepeace Thackeray (1811-1863)

met en pratique un réalisme rival de celui de Dickens, mais visant un autre objectif : la dissection swiftienne du snobisme dans une société dont il accepte la structure, ce que nous offre son chef-d'œuvre Vanity Fair (1847-1848). Bien qu'il se réclame de la franchise de Fielding, il ne réussit pas à l'incorporer dans Pendennis, qui aurait pu être un vrai Bildungsroman.

Le réalisme, prenant conscience de lui-même, favorise les interventions directes, les professions de foi chez Thackeray, Anthony Trollope, George Eliot et George Meredith.


Anthony Trollope (1815-1882)

est un romancier régionaliste et un peintre du clergé, admirable artisan et artiste dont la cote a grandi depuis la dernière guerre.




George Eliot (Mary Anne Evans, 1819-1880)

domine tout le roman victorien par son génie philosophique et les exigences de son réalisme psychologique au bénéfice des humbles ; pour elle, le roman est « élargissement de nos sympathies humaines », idéal pleinement accompli dans ses chefs-d'œuvre : Adam Bede (1859), Le Moulin sur la Floss (The Mill on the Floss, 1860) et Middlemarch (1871-1872), ce dernier considéré par certains critiques comme le plus grand des romans anglais.

Au fil du siècle, le roman en reflète fidèlement les tendances ; le victorianisme, dans ses institutions religieuses et familiales, est attaqué de front par Butler dans son grand roman « séminal », Ainsi va toute chair (The Way of All Flesh, 1903), et dans son culte du machinisme par le biais du roman d'anticipation, précurseur de la science-fiction, Erewhon (1872).
Le socialisme communisant nous offre l'antithèse : le roman rétrospectif moyenâgeux de William Morris, Nouvelles de nulle part (News from Nowhere, 1891).
L'exotisme est une inspiration centrale chez Stevenson ,

exploité par l'art du génial conteur qu'est Kipling, il se met au service de l'impérialisme. 

 



C'est une très riche variété d'exotisme, mais dans le temps, que réalise le grand critique et esthète, disciple de Platon et de Hegel, Walter Pater, avec Marius the Epicurean (1885, 1892).

George Gissing fait violence à ses goûts d'érudit et applique un réalisme relativement audacieux aux questions sociales, au féminisme dans Femmes en trop (The Odd Women, 1893), annonçant l'ère des « suffragettes ».
La poésie et la philosophie, dans l'inspiration et dans la technique, imprègnent les œuvres romantiques de Meredith (1828-1909), y compris leur sommet, The Egoist (1879), et celles de Thomas Hardy (1840-1928) qui donne à ses évocations régionalistes des dimensions épiques, ainsi dans Tess d'Urbervil le (Tess of the D'Urbervilles, 1891).

Publié dans : Divers - Par Jenny
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Jeudi 1 janvier 2009


...Mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année!
Publié dans : Divers - Par Jenny
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Samedi 27 décembre 2008

Résumé :
Sur un îlot perdu de l'Atlantique sud, deux hommes barricadés dans un phare repoussent les assauts de créatures à la peau froide. Ils sont frères par la seule force de la mitraille, tant l'extravagante culture humaniste de l'un le dispute au pragmatisme obtus de l'autre. Mais une sirène aux yeux d'opale ébranle leur solidarité belliqueuse.

Comme les grands romanciers du XIXe siècle dont il est nourri - Conrad, Lovecraft ou Stevenson -, l'auteur de La Peau froide mêle aventure, suspense et fantastique. Et, dans la droite lignée de ses prédécesseurs, c'est l'étude des contradictions et des paradoxes du comportement humain qui fonde ce roman, véritable jeu de miroir aux espaces métaphoriques.
Les protagonistes pensent être au " cœur des ténèbres " quand les ténèbres sont dans leur cœur. Civilisation contre barbarie, raison contre passion, lumière contre obscurité : autant de pôles magnétiques qui s'attirent et se repoussent dans une histoire parfaitement cyclique, car l'homme toujours obéit aux mêmes craintes, aux mêmes désirs ataviques. Et depuis la nuit des temps, c'est, à la vérité, la peur de l'autre - plutôt que l'autre - qui constitue la plus dangereuse des menaces, le plus monstrueux des ennemis.

Mon avis :
Un climatologue qui veut fuir le monde débarque sur une île. Il y rencontrera Batís Caffó, un homme sauvage et brutal habitué à la vie sur l'île. Ensemble ils devront se battre pour survivre aux attaques de monstres tout droit sortis de la mer. Pendant des jours et des nuits ils vont lutter contre ces bêtes qui veulent envahir le phare où les deux hommes ont élu domicile.

Un roman fantastique et philosophique sur le comportement humain, qui nous montre jusqu'où la peur et l'isolement peuvent conduire les hommes, au point qu'à la fin du récit on se demande qui de ces derniers ou des monstres sont les plus nuisibles...
Une écriture simple et sans longueurs, une histoire prenante où l'action est très présente malgré la situation de huis clos.

Note : 8/10
Publié dans : Terreur / Fantastique - Par Jenny
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Samedi 27 décembre 2008

La Dame en blanc de W. Wilkie Collins

W. Wilkie Collins est considéré comme l'un des ancêtres du roman à suspense, du thriller. Son livre a suscité la jalousie de son ami Dickens et l'admiration de Borges. A l'origine de ce terrible roman écrit au 19e siècle, se trouve une histoire vécue par l'auteur. Accompagné de son frère et du peintre préraphaélite Millais, celui-ci, se promenant dans Londres, entend un cri désespéré derrière le mur d'un parc. Les trois hommes se précipitent vers la grille. Une belle jeune femme habillée en blanc leur apparaît et leur manifeste avec incohérence sa détresse, puis disparaît. Le lendemain, le romancier revient sur les lieux pour mener son enquête et il découvre que la beauté, nommée Caroline Graves, est séquestrée avec son enfant par son mari à moitié fou. Il la délivre et l'aime jusqu'à la fin de ses jours. Il fait de cette femme l'héroïne de ce roman angoissant plein de pièges diaboliquement retors, de secrètes inconvenances et de terreurs intimes. De quoi tenir le lecteur en haleine tout le long.
Publié dans : Divers - Par Jenny
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Lundi 22 décembre 2008


Résumé :
Elle a survécu par miracle à une balle dans la tête. Dans l'hôpital de Los Angeles où elle se rétablit, on l'appelle désormais Jane Doe. Mais plus personne ne pourra dire qui elle était avant...
Peut-être une tueuse, une créature de l'ombre, froidement programmée pour le crime. C'est ce que lui font penser d'étranges réflexes d'autodéfense, des rêves nocturnes où se déroulent d'implacables scénarios de meurtres. A moins que ce ne soit sa blessure qui ait libéré en elle cette nouvelle personnalité ? Une seule certitude : on veut toujours sa mort.

Une fois encore, avec une imagination confondante, l'auteur de Sourire noir et du Chien de minuit (Prix du roman d'aventures 1994) nous entraîne dans un labyrinthe d'angoisses. Des angoisses qui sont celles de l'Amérique moderne, mais secrètement, aussi, celles de chacun d'entre nous...

 

Mon avis :

Il y a six mois, Jane Doe a reçu une balle dans la tête, une blessure qui lui a effacé toute la mémoire. Aujourd'hui elle ne connaît rien de son passé, de son ancienne vie mais elle a des instincts de meurtrière, des gestes qui pour elle paraissent routiniers et qu'elle effectue pendant ses crises de somnambulisme. De plus, elle est recherchée, quelqu'un a tenté de la supprimer à deux reprises après son accident. Pourtant, Jane pense avoir changé, tout cela lui fait peur, c'est pourquoi elle ne veut pas savoir qui elle était vraiment, elle veut seulement recommencer sa vie...

C'est le deuxième roman de Serge Brussolo que je lis et encore une fois je ne suis pas déçue! L'auteur aime nous mener sur de fausses pistes grâce à ses nombreux rebondissements, même si je m'attendais à plus de surprise je n'avais pas pour autant réussi à deviner la fin.
Une histoire prenante avec des personnages attachants, du suspense et de l'action, je ne peux que vous le conseiller!

 

Note : 7/10

Publié dans : Polar / Thriller - Par Jenny
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Jeudi 11 décembre 2008

 


Résumé :
" - Dis donc, gamin, on t'a pas appris qu' c'était pas poli de zieuter comme ça ? J'aime pas les malins. Fais bien attention à toi. Les morts marchent, ce soir. Fais bien attention à toi. Un long frisson le frigorifia comme une bourrasque giflant un corps trempé. Les morts marchent, ce soir. Une comptine dont il avait perdu le souvenir lui traversa la tête. " Faut boire à la santé des gars Qui sont coulés, au fond, en tas. "
Dans un petit village de la côte bretonne, chaque nuit, les enfants Guérindel, Benoît, Lunaire, Guinoux et le petit Samson, sont en proie à des cauchemars terrifiants qu'ils taisent à leurs parents... Enogat, leur mère, a toujours interdit à ses quatre fils d'approcher le bord de l'eau. Est-ce seulement pour les protéger des dangers de la nature ? Ou d'une autre menace qui ne dit pas son nom ? Entre conte fantastique et roman d'initiation, L'Ancre des rêves sonde le mystère des peurs d'enfant.

Mon avis :
Bien que leur mère leur ait toujours interdit de s'approcher de la mer, Benoît et son frère Lunaire font d'étranges cauchemars, l'un rêvant d'une femme noyant sa fille dans les vagues avant de s'y enfoncer elle-même les poches pleines de cailloux et l'autre montant à bord d'un bateau avec un capitaine tout aussi effrayant que son équipage.
Lunaire va alors mener son enquête pour essayer de comprendre le sens caché des ses rêves...

C'est un très beau roman que j'ai beaucoup apprécié. L'écriture est pleine de poésie, les descriptions de la nature sont magnifiques et on se laisse entraîner dans un monde fantastique avec des personnages très attachants.

 

Note : 8/10

Publié dans : Littérature Française - Par Jenny
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Mercredi 10 décembre 2008

C'est une petite commande que j'ai reçu aujourd'hui puisqu'il ne s'agit que d'un seul livre : La Horde du Contrevent d'Alain Damasio.

  Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent.
Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.
Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme…
Chef-d'œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.
Publié dans : Divers - Par Jenny
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